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L’épidémie de bronchiolite a atteint toutes les régions métropolitaines à l’exception de la Corse. Nos conseils pour prévenir et traiter cetteinfection respiratoire saisonnière qui affecte les nourrissons de moins de deux ans.
Sommaire
- Bronchiolite : L’épidémie présente dans 7 régions
- Bronchiolite : impressionnante mais le plus souvent bénigne
- Les bons gestes pour prévenir la bronchiolite
- Quand se rendre aux urgences ?
Bronchiolite : L’épidémie présente dans 7 régionsPlus de 400 000 bébés sont touchés chaque année par la bronchiolite, soit près d’un bébé sur trois. Selon le dernier bulletin de Santé Publique France, l’épidémie a atteint toutes les régions métropolitaines à l’exception de la Corse.
Le nombre de passages aux urgences a augmenté de 31 % par rapport à la semaine précédente. Parmi les 4738 patients vus aux urgences pour bronchiolite, 1 581 (33%) ont été hospitalisés. Une proportion que les autorités jugent “importante”. L’épidémie semble donc particulièrement importante cette année. Les urgences pédiatriques de l’hôpital Robert-Debré AP-HP ont dû faire face à un afflux de jeunes patients, avec une moyenne de 350 passages quotidiens pendant la semaine et entre 15 et 20 enfants hospitalisés chaque jour, “quasi exclusivement des bronchiolites sévères pour des nourrissons de moins de un an“, selon un
communiqué de l’AP-HP.
Pour prévenir et traiter au mieux cette infection des tout-petits, Doctissimo vous donne les conseils essentiels.Bronchiolite : impressionnante mais le plus souvent bénigneLa
bronchiolite (broncho-alvéolite) est une infection aiguë des voies respiratoires inférieures basses (plus exactement, des bronchioles) chez l’enfant de moins de 2 ans. Cette maladie touche surtout le nourrisson de moins de 6 mois. Certains enfants présentent des récidives fréquentes.L’origine est virale dans la plupart des cas (virus respiratoire syncitial). Très contagieuse, elle donne lui à des épidémies en automne-hiver. Les bronchiolites sont devenues depuis quelques années un problème de santé publique et de plus en plus de nourrissons sont hospitalisés pour détresse respiratoire grave secondaire à ces infections pulmonaires virales. Principale cause des admissions à l’hôpital durant les périodes hivernales, la bronchiolite entraîne des problèmes de logistique (isolement, risque d’infections nosocomiales) et induit des difficultés d’accueil et des dépenses supplémentaires (infirmières, matériel médical, médicaments).Si la maladie semble impressionnante, le traitement est le plus souvent symptomatique et repose sur le dégagement du nez et du pharynx (désobstruction rhinopharyngée) à l’aide de sérum physiologique, l’hydratation, la préservation de la quantité d’alimentation en fractionnant les doses, l’
oxygénothérapie (si nécessaire) et la kinésithérapie respiratoire en cas d’encombrement important.Les bons gestes pour prévenir la bronchioliteDans plus de sept cas sur 10, la bronchiolite de l’enfant est due au virus respiratoire syncitial (VRS). Le virus se transmet par la salive, les éternuements,
la toux, et par les mains d’où l’importance d’
adopter les bons gestes et des mesures d’hygiène (lavage des mains, aération quotidienne de la chambre, nettoyage des tétines, jeux et autres doudous) pour limiter la propagation.
- Lavez-vous régulièrement les mains à l’eau et au savon pendant au moins 30 secondes.
- Aérez la
chambre de votre enfant au moins 15 minutes quotidiennement et maintenez la température à 19° en humidifiant légèrement la pièce s’il commence à être enrhumé ou tousse.
- Veillez à ne pas échanger biberons, sucettes ou tétines et jouets non nettoyés entre les enfants.
- Évitez tout contact avec une personne enrhumée et portez un masque si vous êtes grippé.
- Évitez d’emmener votre bébé dans les transports en commun, les centres commerciaux ou lieux publics peuplés en hiver.
- N’exposez pas votre enfant à un environnement enfumé.
La prise en charge de la bronchiolite repose principalement sur la kinésithérapie respiratoire (
même si l’efficacité de cette dernière reste débattue) qui permet d’évacuer les sécrétions de l’enfant et les antibiotiques qui ne sont pas indiqués dans un premier temps (la bronchiolite est d’origine virale). L’antibiothérapie peut être envisagée dans un deuxième temps en cas de surinfection. Il est important d’assurer une bonne hydratation des nourrissons pour faciliter la fluidité des sécrétions. Quoiqu’il en soit, l’état respiratoire des enfants doit être surveillé : toute aggravation nécessite une consultation, voire une hospitalisation.Quand se rendre aux urgences ?Les indications de l’hospitalisation sont :
- Les enfants de moins de six semaines ;
- Les
prématurés nés avant 34 semaines d’aménorrhée et ayant un âge corrigé inférieur à 3 mois (âge théorique si la naissance avait eu lieu à terme, c’est-à-dire à 40 semaines d’aménorrhée) ;
- Les enfants ayant une maladie cardiaque ou une affection pulmonaire chronique grave.
Pour les nourrissons de moins de trois mois, le choix d’hospitaliser est pesé au cas par cas. Par ailleurs le médecin peut prendre la décision d’hospitaliser les enfants :
- Ayant une gêne respiratoire importante ;
- Ayant fait des apnées ou ayant une respiration irrégulière ;
- Ayant une altération importante de l’état général ;
- Ayant des signes de déshydratation ;
- Ou ayant des troubles digestifs ou des difficultés d’alimentation faisant redouter une déshydratation.
Cette décision d’hospitaliser ne doit pas inquiéter. Il s’agit le plus souvent d’une simple mesure de précaution pour pouvoir bien surveiller l’enfant et, le cas échéant, assurer sans tarder les mesures d’assistance respiratoire (oxygénothérapie) ou de réhydratation nécessaire.Click Here: United Kingdom Rugby Jerseys