Les patients porteurs du virus de l’hépatite C devraient être particulièrement surveillés. En effet, une étude autrichienne révèle qu’ils sont plus à risque de développer des maladies cardiovasculaires.
Chez les patients souffrant d'hépatite C, le risque relatif de développer un infarctus du myocarde est multiplié par plus de deux. (Photo ©Zerbor/shutterstock.com)
L’hépatite C est définie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme une maladie du foie causée par un virus transmis par le sang. Une étude s’est intéressée pour la première fois à l’association existant entre le virus responsable de l’hépatite chronique C (VHC) et les maladies cardiaques. Elle a été présentée à Vienne lors de l’International Liver Congress le 22 avril par l’Association européenne d’étude du foie (European Association for the Study of the Liver) à plusieurs milliers d’experts et de scientifiques. Cette association rassemble plus de 4000 membres et est présente dans près de 100 pays.Un risque d’AVC multiplié par 2Les chercheurs de l’EASL ont étudié les données d’une immense base de données américaines : la Nationwide Inpatient Sample qui recense les dossiers de tous les patients hospitalisés aux États-Unis soit 36 millions d’hospitalisations depuis sa création en 2012 pour près de 7 millions enregistrées chaque année.Sur ces données, ils ont comptabilisé 1,9 % de patients infectés par le virus de l’
hépatite C. Chez ces malades, le risque relatif de développer un
infarctus du myocarde était multiplié par plus de 2 et celui de contracter une
maladie coronarienne, accru de 88 %. Les chercheurs ont également établi que le risque d’accident vasculaire cérébral (
AVC) était multiplié par 2 et que celui de souffrir d’une insuffisance cardiaque était légèrement augmenté.L’hépatite C, un facteur de risque cardiovasculairePar ailleurs, le VHC associé à ce risque de maladies cardiovasculaires “augmente considérablement le coût des soins et la durée d’hospitalisation“ selon les chercheurs qui concluent que le virus de l’hépatite C doit être considéré comme un facteur à part entière et un risque majeur de risque cardiovasculaire.Il n’existe à l’heure actuelle aucun vaccin pour traiter l’hépatite C, mais de nouveaux antiviraux d’action directe (AAD) ont récemment fait leur apparition sur le marché comme le sofosbuvir (
Sovaldi®) et le daclatasvir (
Daklinza®), révolutionnant les traitements existants.L’OMS estime que 130 à 150 millions de personnes dans le monde sont porteuses chroniques de l’hépatite C et que 350.000 à 500.000 en meurent chaque année.AFP/RelaxnewsSource :
Hepatitis C infection linked to increased risk of heart disease, European association for the study of the liver, 23 avril 2015, International Liver Congress.Click Here: geelong cats guernsey 2019