Il n’y a aujourd’hui plus aucun doute, pour arrêter de fumer s’aider de substituts nicotiniques est une méthode efficace. Patchs, timbres, gommes, pastilles, comprimés… comment choisir la forme qui vous conviendra ? Quelles différences, quels avantages et inconvénients pour chacun de ces substituts ? Nous vous livrons leurs secrets.
Pour arrêter de fumer, mieux vaut être aidé. L’efficacité des substituts nicotiniques est aujourd’hui bien démontrée. Alors pourquoi s’en priver puisqu’on double ses chances de réussite en utilisant des substituts nicotiniques. Que vous utilisiez des gommes, des patchs ou une autre forme galénique l’efficacité sera comparable. Enfin on sait qu’adjoindre une prise en charge psychologique à ces substituts augmente également le taux de réussite.
Les différentes formes par le menu
Souvent utilisées seules, les différentes formes peuvent néanmoins être associées pour une utilisation optimale. Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.
Les systèmes transdermiques (appelés également timbres ou patchs)
– Comment ça marche ? Ces timbres qu’on applique sur la peau contiennent de la nicotine qui est délivrée dans l’organisme de façon continue à travers la peau. Il existe généralement 3 dosages différents à adapter au degré de dépendance. C’est la forme la plus facile d’utilisation car il suffit d’appliquer le patch tous les jours.
– En pratique : En premier lieu lire attentivement la notice fournie et poser toutes vos questions au pharmacien. Attention pour diminuer le risque de réaction locale, il est préférable de changer de site d’application tous les jours. Toujours selon le degré de dépendance mais également la tolérance, le patch peut ou non être conservé la nuit. S’il n’empêche pas de dormir et que sans lui le manque de la cigarette du matin se fait sentir alors il ne faut pas hésiter à le garder. En cas d’allergie locale ou de légère intolérance, l’application d’une crème corticoïde peut avoir un effet bénéfique.
– Attention : en cas d’hyper pilosité il est parfois difficile de trouver suffisamment de zones ou poser le patch si vous êtes dans ce cas, préférez lui une autre forme. Si vous transpirez beaucoup ou que la peau est très grasse, le patch peut se décoller plus facilement, séchez bien la peau avant application et renforcez l’adhésif avec du sparadrap si nécessaire. De même si vous allez à la piscine ou envisagez un bain de mer, prévoyez de garder le support du patch et enlevez le avant le bain pour le replacer ensuite. Autre possibilité : utiliser des substituts oraux pour prendre le relais.
Les gommes à mâcher
– Comment ça marche ? Ce sont les premiers substituts nicotiniques mis sur le marché. Commercialisés depuis 1986, ils sont dosés à 2 ou 4 mg de nicotine. Dans les faits seule la moitié de cette dose parvient à l’organisme quand elles sont bien utilisées. On trouve des gommes de saveurs différentes (menthe, orange, ou encore fraise). La nicotine est absorbée par la muqueuse buccale lors de la mastication de la gomme. L’efficacité de la nicotine libérée par la gomme est optimale lors de la mastication de la gomme et non lors de la déglutition. A savoir : les gommes dosées à 4 mg sont plus efficaces chez les fumeurs très dépendants.
– En pratique : ces gommes ne doivent surtout pas être utilisées comme des chewing-gum ce qui rend leur utilisation parfois complexe. Elles doivent être mâchées très lentement et la salive ne doit pas être déglutie.
– Attention : Evitez de boire une boisson acide (café, jus de fruits…) 15 minutes avant la prise du comprimé, cela diminuerait l’absorption de la nicotine.
L’inhaleur
– Comment ça marche ? L’inhaleur se compose d’un tube en plastique accompagné d’une cartouche ou capsule de nicotine. Les 5 mg de nicotine sont délivrés dans l’organisme sous forme d’inhalation au niveau de la muqueuse buccale. Attention l’absorption ne se fait pas au niveau des poumons. L’aide comportementale aux personnes pour lesquelles la gestuelle est très importante est le principal atout de l’inhaleur.
– En pratique : en général utilisés pour les très fortes dépendances, on accompagnera l’inhaleur de patchs ou de comprimés et il lui sera généralement recommandé de ne pas fumer en même temps.
– Attention : Le principal risque de l’usage de l’inhaleur est le maintien de l’habitude du geste et de la dépendance. On observe parfois une irritation de la bouche, une toux, le nez qui coule mais ces effets indésirables disparaissent généralement en quelques jours.
Le spray nasal
– Comment ça marche ? Le spray nasal permet de délivrer la nicotine par la narine. Le spray a une action proche de celle de la cigarette et son effet sur le cerveau est extrêmement rapide ce qui entraîne la préférence des fumeurs très dépendants pour ce mode d’administration. En effet le fumeur ressent un effet immédiat après la pulvérisation.
– Attention : Les effets secondaires du spray nasal sont généralement une irritation du nez et de la gorge, une toux, des éternuements, des larmoiements, le nez qui coule, des nausées et maux de tête. Ceux-ci disparaissent généralement en 1 à 3 semaines. Cette forme galénique n’est pas commercialisée en France.
Comment choisir ?
Chaque fumeur est différent et le choix de son substitut nicotinique sera donc personnel, adapté à sa façon de fumer et à son mode de vie. Mais il toujours préférable de tester son niveau de dépendance. Pour commencer le sevrage, le plus simple est encore de tester les formes et les goûts au préalable. Pour les fumeurs peu dépendants, on commencera par le plus faible dosage et avec des substituts oraux pour augmenter les doses si c’est nécessaire. Il est possible d’associer les substituts, de continuer à fumer en diminuant les doses, chacun a sa propre histoire et le médecin ou le pharmacien sauront vous orienter. Une prise en charge psychologique est également importante pour que la démarche fonctionne à long terme. Et du côté des contre-indications : ils ne sont plus contre-indiqués en cas de maladies cardiovasculaires. Durant la grossesse, on ne mettra en place au départ une méthode psychologique, si c’est insuffisant on privilégiera les substituts oraux, en effet le patch entraîne une accumulation de nicotine dans le liquide amniotique. Dans tous les cas, il existe de nombreux interlocuteurs pour choisir LE substitut nicotinique qui vous conviendra alors parlez-en !
Anne-Aurélie Epis de Fleurian, pharmacienneClick Here: cheap Cowboys jersey