Descendue à 34 kilogrammes, une jeune patineuse a frôlé la mort à cause de l’anorexie. Elle raconte comment elle est tombée dans cette spirale infernale, mais surtout comment elle a réussi à s’en sortir. Belle leçon de vie.

Les ravages de l'anorexie dans le patinage.

L’anorexie a touché Nicole Rossi, jeune patineuse artistique aujourd’hui âgée de 21 ans. Elle

témoigne : “Je pouvais sentir que je mourais, je me sentais comme un zombie, je n’avais plus de personnalité, mais tout ce qui m’importait, c’était de perdre plus de poids et d’ingérer le moins de calories possible.” 
S’astreindre à une pomme par jour ou bien mâcher continuellement des chewing-gums, tels étaient les stratagèmes mis en place par la jeune fille pour contrer la faim. Son but : perdre insatiablement des kilos, jusqu’à lire sur sa balance un poids horrifiant : 34 kg !  

Une publication partagée par Nicole Rossi (@nicolerossi_3) le

Une publication partagée par Nicole Rossi (@nicolerossi_3) le

C’est à l’âge de 16 ans que Nicole commence son régime drastique, en imaginant qu’être très mince pourrait l’aider à mieux performer sur la glace. Mais à force de privation, la sportive n’arrive plus à patiner.”Le patinage artistique est ce qui m’a conduit à mon anorexie“, avoue Nicole, qui a commencé à patiner à l’âge de 18 mois.”J’ai commencé à compter les calories et je suis devenue obsédée par la réduction du nombre. J’étais aussi obsédée par l’exercice, alors je m’entraînais pendant des heures sur la glace, cinq jours par semaine, puis je courais des kilomètres chaque jour. Plus je faisais de l’exercice, moins je mangeais. Une fois que la maladie s’est emparée de moi, je ne me souciais même plus du patinage.“, rajoute l’ancienne patineuse.

Une publication partagée par Nicole Rossi (@nicolerossi_3) le

Une publication partagée par Nicole Rossi (@nicolerossi_3) le

À l’époque, Nicole s’interdit même de voir des amis ou sa famille, par peur de devoir manger avec eux. L’isolement accentue ainsi son mal-être et l’anorexie.  Devenue l’ombre d’elle-même, elle ne peut plus marcher ou se doucher seule, sans risquer l’évanouissement. Son seul moment de paix : s’allonger des heures durant sur son lit et dormir, prémisse d’une mort annoncée….  Ce qui devait arriver arriva : elle est hospitalisée, et c’est le couperet : les médecins lui annoncent que ses organes sont en train de partir en lambeau. Il faut absolument qu’elle se ressaisisse sinon il ne lui reste plus que quelques semaines à vivre. “J’étais littéralement en train de frapper à la porte de la mort et j’étais terrifiée. J’ai donc fait le choix de commencer à manger simplement parce que je voulais vivre.“, confie la jeune femme.  Grâce à l’aide de son petit ami, Jacob, et à l’envie de fonder une famille, Nicole cesse le patinage et commence à se battre contre les démons de l’anorexie.”Je peux regarder la vie différemment maintenant et je me valorise davantage maintenant. Après avoir failli mourir d’anorexie, je me sens reconnaissante d’être sur cette Terre. Je n’accorde plus autant de valeur à l’entraînement ou au patinage par rapport à ma propre santé.“, explique Nicole Rossi.  Aujourd’hui, en phase avec elle-même, Nicole se tourne vers ceux qui sont encore plongés dans l’anorexie.”La première chose que je dirais est de tendre la main à quelqu’un, que ce soit un parent, un membre de la famille, un ami ou même un étranger. Dites-leur que vous avez du mal à vous en sortir.“, conclut l’ancienne malade, aujourd’hui plus vivante que jamais.


Click Here: st kilda saints guernsey 2019