Dans une tribune publiée dans le Journal du Dimanche, une centaine de femmes dont plusieurs stars interpellent le Président de le République sur les violences sexuelles, lui demandant de lancer un plan d’urgence.
La tribune “M. Macron, êtes-vous de notre côté ?” signée par une centaine de femmes dont Zabou breitman, Louane Emera, Florence Foresti ou Agnès Jaoui demande la mise enplace d’un “plan d’urgence contre les violences sexuelles”.
Initié par des militantes féministes, cet appel
mis en ligne sur la plateforme Change sous la forme d’une pétition qui compte de nombreuses signataires connues : Lisa Azuelos, Marie Darrieussecq, Tatiana de Rosnay, Rokhaya Diallo, Valérie Donzelli, Imany, Sandra Laugier, Michela Marzano, Anna Mouglalis…Après le temps de l’émotion et de la parole libérée qui ont suivi le
scandale sexuel autour de Harvey Weinstein et le
#balancetonporc, ce
texte dénonce un “insupportable déni collectif” : “Une femme sur deux a déjà été victime de violence sexuelle. Certaines ne sont plus là pour signer cette tribune, mortes sous les coups. Certaines sont plus particulièrement concernées parce qu’elles sont en situation de handicap, lesbiennes ou subissent le racisme. L’avez-vous en tête lorsque vous vous déplacez, rencontrez des citoyennes et citoyens, présidez une réunion ou un dîner officiel? Nous sommes une sur deux“.Face à cette situation, elles demandent un plan d’urgence contre les
violences sexuelles ciblé autour de 5 actions prioritaires :
- Le doublement immédiat des subventions des associations qui accueillent les femmes au téléphone ou physiquement et le doublement du nombre de places d’accueil pour les femmes victimes.
- L’organisation dès 2018, de manière systématique et obligatoire, d’une formation de tous les professionnel(le) s en contact avec des femmes victimes : enseignant(e)s, magistrat(e)s, policier(e)s, gendarmes, professionnel(le)s de santé, notamment de la santé au travail.
- La création au collège d’un brevet de la non-violence sur le modèle du brevet de la sécurité routière, obligatoire dès la rentrée prochaine.
- La mise en place obligatoire d’une formation des salarié(e)s et managers à la prévention du harcèlement sexuel au travail, l’instauration d’une négociation obligatoire en entreprise sur ce sujet et la protection de l’emploi des femmes victimes.
- Le lancement d’une campagne nationale de prévention aussi importante que celles sur la sécurité routière avec l’affirmation du chef de l’État, que les violences n’ont plus leur place dans notre pays.
Face à ce “plan d’attaque”, les signataires attendent la réaction du Président de la République.Click Here: pinko shop cheap